Dans l’œil du Cyclope. (Regard sur…)

... La colère d’Achille, de Charles Ficat

 

La guerre de Troie a-t-elle eu lieu ? La réponse n’a pas un grand intérêt. La légende, voilà ce qui restera. Et un nom. Achille. La suite des aventures de Johanne ouvre une porte sur un royaume souterrain dont seul Hadès a la clé. Un monde qui garde en lui les vestiges d’un passé.

 

Pour mes recherches sur le demi-dieu qui n’avait de faiblesse que son talon, je suis tombée par hasard (est-ce vraiment un hasard...) sur le livre de Charles Ficat, La colère d’Achille. Un livre où le plus vivant des héros antiques se rappelle à notre bon souvenir pour nous raconter son histoire dans une prose poétique inspirée des Muses. Achille et Apollon pourraient bien s’être réconciliés dans les profondeurs des Enfers.

 

Achille, le héros grec, est aux Enfers, longtemps après la guerre de Troie. De son vivant, il jouait de la cithare et chantait les exploits des héros. Mort, il chante sa propre vie pour tuer son ennui et se rappeler la valeur de l’existence, lui qui préférait mourir jeune dans la gloire plutôt que vieillir à petit feu. Tous les grands épisodes de cette vie mythique sont racontés en douze chapitres construits sur la forme du monologue. Achille est un demi-dieu, fruit de l’union entre une déesse et un mortel. Éduqué par le centaure Chiron qui lui enseigne les arts de la médecine, de la poésie et surtout du combat, Achille incarne la force, avec sa part de courage et sa dimension violente. La frénésie qui l’anime le pousse à s’emporter contre les chefs grecs, causant de grandes souffrances dans son propre camp, à massacrer les Troyens qui se présentent devant lui, à bafouer les lois de la nature en s’accouplant au corps de Penthésilée agonisante.