Tic-tac... carnet de route numéro 4

Théana a repris le chemin de l’école, et Johanne la suite de ses aventures. Les rituels du quotidien retrouvent leur place petit à petit tandis que je sors masque et palmes pour me replonger dans les abysses mythologiques.


« Abysses », du grec ἄβυσσος (ábyssos), sans fond. Parce que c’est une réalité, la mythologie, comme l’Histoire, est un puits sans fond : chaque escapade sur le mont Olympe nous régale un peu plus de la vie légendaire de ces dieux qui ne nous ont pas encore révélé tous leurs secrets. On croit connaître une histoire, et, en réalité, elle est bien plus que cela.

Quand on met la main sur les bonnes sources, m’a dit Johanne, on fait de drôles de découvertes. Tiens, Hermès, le messager des dieux. Tu parles du type avec des ailettes sur la tête et qui court plus vite que son ombre ? Tout le monde connaît son histoire, celle du vilain garnement qui a volé les bœufs de son frère Apollon. Et c’est pas lui aussi qui a inventé le caducée ? Pas tout à fait. Pas vraiment. Ah ? Il y a ce qu’on connaît, ce qu’on croit connaître, et ce qu’il y a entre les lignes. Hermès est ombre et lumière, dedans et dehors, ici et là. Il est facétieux, inventeur, pacifiste, manipulateur... Tu veux dire magicien ? Mentaliste ? (Rires.) Oui, c’était un peu le Patrick Jane de son époque. Dis-m’en plus ! Viens, je vais tout te raconter...

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